Introduction

Cela faisait trois ans que je n'avais pas mis les pieds dans ce pays, ce beau pays aux mille paradoxes, qui me manque tellement lorsque je n'y suis pas! Le Japon a bien sûr ses defauts, assez importants d'ailleurs pour ne pas avoir envie d'y vivre (enfin, pour l'instant!). Mais lorsqu'il s'agit d'y rester le temps d'un séjour, et de passer ses journées à découvrir ses points forts (nature, societe, culture...), alors je suis toute heureuse.
L'été au Japon, c'est plein de choses incontournables : les kakigôri (glace pillée enrobée de sirop), les fruits, les yukata (kimonos légers pour sortir), les hanabi (grands feux d'artifices), les matsuri (fêtes de quartier traditionnelles), les semi (cigales japonaises), les kingyô (poissons rouges), les uchiwa (éventail rond populaire), et plein d'autres petites choses qui font le paysage estival japonais.
Parmi elles, les furin, ces fameuses clochettes en fonte ou en verre, laissant pendre un joli rectangle de papier que la brise de l'été vient caresser pour faire teinter leur son cristallin. C'est un son typiquement japonais auquel je suis très sensible, et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi le furin comme symbole de l'été japonais pour inventer le nom de ce blog.

Périple japonais - visualisation


Une petite carte pour situer les deux régions principales que j'ai arpentées cet été. Tokyo, c'est ma première moitié de voyage, et la région du Kansai (Kobe, Nara, Osaka) ma deuxième, située à côté de Kyoto, qui ne fait pas partie du Kansai géographiquement, mais qui est collée et que j'ai visitée aussi.

Tokyo, mégapole en hauteur et en couleurs


C'est un peu brutal de commencer par ces images, mais c'est quand même le décor principal de la capitale japonaise. Donc indispensable pour cerner le contexte visuel, qui va avec le fourmillement physique et moral de la ville. A Tokyo, il ne faut surtout pas chercher de beaux paysages. Il y en a dans quelques lieux isolés et bien délimités, comme les parcs et monuments (Palais impérial, etc), mais sinon, l'architecture est complètement décousue et sans charme, et ce pour deux raisons : contrairement à la France qui garde son patrimoine architectural pendant des siècles, le Japon des grandes villes construit des bâtiments éphèmères. La première raison vient du fait que les habitations traditionnelles sont faites en bois, très belles mais pas très solides face aux incendies et tremblements de terre. Ce dernier phénomène naturel fait également une autre raison importante : les fréquents tremblements ont détruit énormément de paysages citadins.
La hauteur des immeubles, elle, est due à la trop petite superficie de terre habitable au Japon. L'île est en effet faite de montagnes et de volcans, et on a tous appris ça en géographie, les hommes ne construisent des habitations qu'en surface planes. Et au Japon, il n'en reste pas beaucoup, de la surface habitable. D'où le prix des terrains, des loyers, et la hauteur des bâtiments. On peut penser à New York parfois.
Mais les immeubles sont en général recouverts de publicités, d'enseignes et d'images. Le plus étonnant est qu'il y a des restaurants et clubs jusqu'aux derniers étages, on peut voir une multitude de panneaux allant jusqu'en haut de l'immeuble et indiquant le nom des boutiques qu'il y a à chaque étage.


Si ce n'est pas la beauté architecturale qu'il faut rechercher à Tokyo, c'est bien plutôt la vitalité humaine et la richesse de lieux insolites. Ce que j'aime dans ce genre de ville, c'est le foisonnement culturel et commercial. Mais il faut fouiller, et c'est ça qui est plaisant, quand on aime. Il y a tellement de choses imbriquées les unes sur/sous/derrière les autres qu'il faut fourrer son nez un peu partout pour découvrir par exemple un club de blues (avec des musiciens amateurs qui ont un niveau de pro!!) dans un sous-sol bien caché, ou encore un superbe restaurant au 14e étage! Et quel choix en magasins, restaurants, café et clubs! Ca ne se voit pas sur ces photos, mais j'oubliais de parler de la vie qu'il y a dans les souterrains! Les nombreuses stations de métro sont souvent prolongées, en général pour être reliées à une autre station, et ces souterrains sont à eux-seuls d'intéressants centres commerciaux. Je vous l'accorde, toute cette agitation sans fin peut être assomante. Mais lorsqu'on y va pour quelques temps et qu'on y vit pas, c'est incroyablement excitant. On a l'impression qu'on peut trouver tout ce dont on peut avoir besoin, parce que chaque boutique est différente, contraitrement à Paris où les magasins fonctionnent de plus en plus sur un principe de chaînes. Et pour bien manger, on a du choix!

Unagi et Soba

Teïshoku riori, c'est la cuisine simple et pas cher, qu'on trouve partout et ouverte à toute heure. Mais contrairement aux fastfood occidentaux, c'est de la véritable cuisine! La preuve, même si ça n'est pas la spécialité du coin, on peut manger un Unadon (angille grillée et caramélisée sur du riz), accompagné d'une soupe, de petits légumes marinés, et d'un petit bol de nouilles. Et tout ce repas complet pour environ 700 yen (5,5 euros environ)!


Dans la deuxième photo, c'est des Tororo zaru soba : les soba sont des nouilles faites de sarrasin, on les trempe dans un petit petit bol de dashi (bouillon à base de shoyu - soja), et on les mange, froides parce qu'il fait chaud. Ici, la particularité est que dans le dashi a été ajouté du Yama Imo (igname japonais) rapé (appelé tororo lorsqu'il est servi comme ça) et un petit oeuf. Le mélange est délicieux.



Boutiques Arts plastiques et papeteries

Sekaido, un grand magasin sur 7 étages, pour les amoureux de matériel pour arts plastiques, une véritable caverne d'Ali baba. Avec au rez-de-chaussée un grand rayon de jolies cartes postales japonaises.


Puis Itoya, sur plusieurs bâtiments, vend à peu près la même chose, mais la boutique est un peu plus chic et donc plus chère. Mais le détour vaut la peine rien que pour le petit bâtiment washi (papier de riz japonais), qui fait presque office de musée, tellement les produits et leur présentation sont soignés et beaux!



Sekaido : 3-1-1 Shinjuku
Itoya : 2-7-15 Ginza
et il faut profiter d'être à Ginza pour aller voir aussi le magasin Kyukyodo, qui a un magnifique rez-de-chaussée rempli de délicats produits typiquement japonais faits de papier. Et les prix ne sont pas excessifs du tout, malgré le fait que la boutique se trouve dans l'immeuble le plus cher du pays, apparemment il est situé sur le terrain le plus cher du Japon. Plein d'idées cadeaux dans ce magasin en tout cas : 5-7-4, Ginza

Chashiu-men

Au Japon, les nouilles se consomment à toute heure, en bouillon, froides ou bien sautées. Les Japonais les mangent souvent très rapidement, parfois à la sortie d'une gare après le travail, et souvent débouts au comptoir. Les plus connues sont les ramen, nouilles de blé tendre, servies brulantes. Voici un exemple de restaurant.

Mais celui-ci a une spécialité, le chashiu-men : la soupe est délicatement servie avec une tranche de porc roti à la sauce soja et des légumes de saison bien mijotés. Vous constaterez une petite louche en bois noir, qui sert à déguster le bouillon.


Fashion Jikatabi

Jikatabi, ces chaussures faites à l'origine pour les charpentiers japonais pour plus de légèreté et abileté, sont devenues très à la mode depuis quelques années déjà, dans le monde entier. Avec des tas de variantes en terme de couleurs et motifs (les traditionnelles sont noires, bleues marine ou blanches).


Mangamania

On dit que le Japon c'est le pays des mangas et dessins animés. Je peux confirmer, étant allée à l'école là-bas dans mon enfance, que les Japonais ont effectivement à peu près tous un bon coup de crayon. J'ai bien rigolé en voyant qu'ils utilisaient le dessin même pour vendre des lunettes!!

Katsu carey

Un de mes plats préférés (encore!), pas gastronomique du tout, très populaire, mais tellement bon! Le Kastu carey, c'est du curry japonais avec du riz, accompagné de porc pané (katsu). Ce que j'ai mis sur le côté c'est des petits légumes marinés et salés dont le goût se marie vraiment bien avec le curry (ail et radis), vous en trouverez toujours sur la table lorsque vous irez dans un restaurant de curry. Au Japon, cela fait partie de la cuisine teishoku dont j'ai parlé plus haut, la cuisine de maison pas chère (environ 6-700 yen, donc 5 euros). C'est effectivement le genre de plat que les mamans font à la maison pour la famille.
Pour les Parisiens, vous pouvez goûter ce plat dans certains restaurants du quartier Opéra/Pyramide (mais ça sera plus cher malheureusement).

Monsieur A à Tokyo!!


On n'arrête pas le progrès

Et oui, c'est un lecteur MP3, pas plus grand qu'une cuillière comme le montre la publicité :



Et là, un téléphone portable dont l'écran, vertical au début, peut se mettre à l'horizontale pour devenir écran vidéo! Et ne sous-estimez surtout pas la qualité de l'image!



La photo ne rend pas bien compte de la taille de l'écran télé, mais je peux vous assurer qu'il est impressionant!


Le quartier de l'électronique, c'est Akihabara bien sûr, mais essayez de ne pas vous arrêter aux premières boutiques pour étrangers, qui font des prix bien loin d'être intéressants, n'hésitez pas à aller fouiller dans les petites rues arrières, à vous perdre dans les zones plus cachées pour trouver de vraies boutiques intéressantes.

Une remarque aussi : les Japonais changent très régulièrement leurs appareils électroniques du fait de l'importante fréquence du renouvellement des modèles. Du coup, les appareils qu'on peut trouver d'occasion sont la plupart du temps en excellent état. Quelques boutiques proposent des produits d'occasion, faites-y un tour, vous trouverez peut-être la perle rare à un prix inégalable (c'est comme ça que j'ai trouvé mon cybershot noir, sans une éraflure ni faiblesse d'autonomie, pour un prix défiant toute concurrence).

Sushi mania


Sushi sans goût, mais avec beaucoup de mémoire interne.



La foire aux tissus - Nippori

Le marché St Pierre (pour ceux qui ne connaissent pas c'est le quartier de tissu de Paris) de Tokyo : Nippori. Pour les amoureux du tissu, faut venir fouiner pour trouver de magnifiques tissus japonais. L'ambiance est plutôt populaire comme au marché St Pierre, mais quelques différences se font sentir :


Avez-vous déjà vu une telle présentation?!!
Les boutiques avaient toutes un coin "coupons" soigneusement enroulés ou pliés en carré (photos plus bas). Il ne s'agit pas de chutes, mais bien de coupons. Les jeunes japonaises s'en servent souvent pour fabriquer des petites choses comme des pochettes, petits sacs, ou encore petit nounours en patchwork.



On trouve des motifs classiques japonais (photo ci-dessous), des motifs plus modernes mais tout autant japonais, des unis, des carreaux... la diversité est là.


La plus grande boutique s'appelle Tomato, et s'impose sur 8 étages. Tout y est!
Au dernier étage, une véritable caverne d'Ali baba pour les fans de tezukuri (confection main à la maison) : fermetures, cordons, hanses, patrons... tout est là pour ceux (ou celles plutôt!) qui veulent fabriquer des objets en tissu eux-mêmes.
Ci-dessous, au dernier étage aussi, un énorme rayon de coupons pliés et rangés selon leur couleur. Le choix est impressionnant.





Ueno Kôen

Un peu de paix dans ce monde de délurés! Le parc de Ueno.
Verdure, petits temples, lac...





Le parc de Ueno encercle aussi des musées, et une université de Beaux Arts.
Les étudiants, chanceux d'avoir le parc comme cour de récréation (:p), s'installent discrètement dans le parc pour s'entraîner.





Le parc de Ueno est aussi connu pour son étendue de Lotus. Je connaissais par coeur le nom, mais je n'aurais jamais imaginé une plante comme ça. Elles poussent dans le lac, bien sûr, mais elles sont tellement grandes qu'on ne voit plus l'eau! Les feuilles sont énormes, d'un vert éclatant, et les fleurs sont roses bonbon. Apparemment il faut venir vers 5h du matin pour les voir éclore, une légende dit aussi qu'à cette heure-là on peut entendre le petit "ploc" de l'éclosion :)







Dans cette paisible ambiance, des vieux oji-chan jouent,
tandis qu'un jeune salariman fait sa prière, l'éventail délicatement "rangé" dans son dos (à la japonaise).



Korean town / Shin-Okubo

A Tokyo, tout près de Shinjiku, il y a un quartier coréen, Shin-Okubo. La population coréenne au Japon est un peu l'équivalent de la population maghrébine en France, les Coréens sont considérés comme immigrés, et n'ont pas une très bonne image. Ajoutée à ça la frilosité générale des Japonais, le quartier coréen est considéré comme mal fréquenté, sale et dangereux. Surtout qu'il est juste à côté de Kabuki-cho, le quartier des yakusas.
C'était en plein quartier coréen que je logeais! Le bonheur pour moi, qui adore la cuisine et la culture coréenne. Et bien les Japonais sont bien peureux... les restaurants sont tout à fait normaux, avec un côté plus populaire, bien sûr. Les serveuses par exemple sont beaucoup moins chaleureuses (faut dire que les serveuses japonaises sont à l'inverse trop serviables... ça peut paraître bizarre comme remarque, mais elles en font vraiment des tonnes face au client, et c'est fatiguant), et beaucoup de Coréens ne parlent pas bien, voire pas, le japonais. Alors que les Japonais ne sont en général pas très aventureux et n'apprécient pas devoir faire des efforts pour se faire comprendre. Tant pis pour eux :p
Ce quartier est plein de restaurants, petits ou grands, avec des spécialités différentes, parfois des présentoires donnant sur la rue pour vendre à emporter. Ambiance populaire que j'aime beaucoup. Ah, j'oublie de préciser que je n'ai jamais eu quelconque problème d'agression, ni même de regard masculin insistant, je me sentais complètement tranquille.



Pour ceux qui connaissent, des Ho-tok comme en Corée (photo ci-dessous)!
Ce sont des crêpes coréennes sucrées que l'on trouve partout dans les rues de Corée (particulièrement appréciées en hiver car elles se mangent très chaudes
et sont très nourissantes) faites par des vendeurs ambulants.
Les classiques sont à base de sucre de canne et de poudre de cannelle.
De la pure gourmandise!


Exemple de menu dans un restaurant qui était à deux pas de notre appartement :



Gonpachi - Kushi Soba















Voici un exemple de la magie de Tokyo. En plein Shibuya, quartier grand et moderne, dans un immense immeuble de 14 étages mais faisant l'équivalent d'un immeuble parisien de 30 étages, tout en haut, se trouve le superbe restaurant Gonpachi, spécialisé dans les Kushi yaki et les Soba. Un ascenseur tout vitré nous transporte dans les hauteurs de Tokyo, la vue est impressionnante (de nuit les lumières de la ville sont jolies) et surtout vertigineuse. Qui aurait cru qu'en descendant de l'ascenseur nous tomberions sur un décor complètement traditionnel! Prédominance du bois, musique de Taiko (tambours japonais), ambiance feutrée, "tatami rooms" et serveurs énergiques qui crient chacun leur tour "irasshaimase!!" (bienvenue) à notre arrivée : nous sommes projetés dans un univers complètement traditionnel japonais.

Voici l'entrée :





Non non, je vous assure, nous ne sommes pas dans un restaurant traditionnel de Kyoto! Lorsque nous entrons, une immense salle s'ouvre à nous, avec sur le côté un grand comptoir. En fait, il s'agit plus d'un Isakaya, sorte de bistrot japonais où l'on vient boire et grignoter, que d'un véritable restaurant. Mais Gonpachi est un isakaya moins modeste disons! On peut donc consommer au comptoir, sur une table, ou encore dans les tatami hea, petites pièces isolées et intime où l'on mange en petit groupe sur des tatamis, à l'ancienne.


La première spécialité c'est donc les Kushi yaki, les fameuses brochettes de viande grillée. La diversité n'enlevant rien à la qualité. La deuxième c'est les Soba, nouilles de sarasin que l'on trempe dans un bouillon avant de les déguster. Si on ne vient pas trop tard, on peut même voir les cuisiniers les préparer à la main, vers l'entrée du restaurant (dans une petite pièce vitrée).



Voici un exemple de tatami hea, mais avec des chaises et une table haute pour ceux qui ne veulent pas s'asseoir en tailleur. Vous remarquerez au fond la partie toute vitréee qui donne sur une vue imprenable de la capitale. Souvenez-vous de la hauteur!


Promenez-vous dans les couloirs, allez aux toilettes! Ce genre de lieu est un havre de paix et de sérérénité tel (non non ça n'est pas une caricature) que chaque recoin a sa beauté. Même les toilettes je vous le dis! Rien que la présence du bois assainit l'esprit.

Dans un des couloirs était accroché sur le mur ce magnifique kimono ancien :

Yuzawaya - Kichijoji

Voilà bien une boutique que je rêverais d'avoir près de chez moi, et tous les fanas de création manuelle, de matériel arts platiques, textile et papier japonais penseront comme moi. Elle s'appelle Yuzawaya, à Tokyo il n'y en a qu'une je crois, dans le quartier de Kichijoji. Elle s'impose elle aussi sur 8 étages, aussi fournis les uns que les autres. Je vous invite à découvrir ce véritable paradis pour ceux qui ont plein d'idées de création. Le choix y est inégalable.


Matériel pour couture (énorme mercerie), fabrication de bijoux, caligraphie, dessin, papeterie et j'en passe. Pour donner un exemple du choix, le rayon biais est très grand : en France on ne trouve que des couleurs ordinaires, simples et basiques, alors qu'ici il y a un véritable choix de couleur (des dégradés de couleurs à rester bouche bée) et de matière (coton, polyester, plastifié, shirimen...).










Du textile aussi, bien sûr! Ci-dessous, le même principe de coupons pliés, mais cette fois disposés dans des tiroirs transparents, en hauteur.



Et là, du tissu pour faire des Kimono, vendus en rouleaux
(au mètre ou au rouleau, sachant qu'il faut un rouleau pour faire un Kimono).



Alors là, un grand rayon de... papier! Je croyais que c'était du tissu au début, mais non, c'est du papier vendu en carrés de 60cm sur 60. Ils sont enroulés sur des rouleaux plats, et rangés comme des livres. Voici quelques exemples de motifs :











Et en bonus, au sous-sol, un grand rayon Miyazaki!
Totoro, Kiki la petite sorcière, Mononoke... du petit au grand modèle, tout se trouve!
Le rayon est même plus fourni que la boutique du Musée du Studio Ghibli!







Ma caverne d'Ali baba préférée!

Interdiction de fumer

A Tokyo, il est bien sûr interdit de fumer dans le métro (2e photo),
mais aussi dans les rues de certains quartiers! Comme à Los Angeles.
La troisième photo montre une image marquée au sol dans certaines rues.





Et pourtant, les Japonais sont de gros fumeurs...!

Spécialité résine

Pour manger au Japon, ça n'est pas bien grave de ne pas savoir lire le japonais, parce que la plupart exposent en vitrine tous les plats de leur menu (accompagnés de leur prix)... mais ce sont d'insoupçonnables faux plats! C'est une véritable tradition ici, que les fans du Japon connaissent bien; certains restaurant japonais de Paris ont même les leurs! Ces plats sont faits en résine, dans des ateliers comme on peut voir dans le film de Wim Wenders, Tokyo Ga. On peut admirer la finesse du travail, qui explique l'incroyable ressemblance avec les plats réels. Du côté d'Asakusa, dans le quartier Kappabashi spécialisé dans la vente en gros pour restaurateurs, on trouve plein de magasins vendant ces plats en résine. Sur ce post vous trouverez des photos de ces boutiques, c'est assez fou. Et puis je viens de trouver sur un blog consacré au Japon un post assez rigolo, avec plusieurs photos en gros plan de ces faux plats. Si vous voulez en (sa)voir plus, regardez par ici, c'est vraiment une particularité japonaise!




Jolies devantures


J'ai écrit plus haut que le paysage citadin de Tokyo n'était pas très beau en soi. Mais ce que j'admire dans la culture japonaise, c'est à quel point les Japonais savent garder les éléments traditionnels lorsque ceux-ci sont beaux. C'est ainsi qu'on peut voir dans la ville, entre mille immeubles gris, de magnifiques devantures de restaurants, souvent avec une prédominance de bois bien sûr. J'adore! On retrouve souvent les mêmes éléments, toujours un peu différents : les noren (petits rideaux décorant l'entrée des boutiques traditionelles), les lampions en papier avec dessus l'inscription de la spécialité du restaurant, souvent noir sur fond blanc ou rouge), les portes coulissantes, le nom du restaurant gravé sur de beaux panneaux de bois, et des petites plantes. Il peut être chic ou populaire, le style traditionnel de la décoration japonaise est toujours une pure beauté, due à son bon goût et sa délicatesse. Souvenez-vous de mon post sur le petit restaurant qui fait des chashiu-men, c'est un restaurant populaire, et pourtant regardez une nouvelle fois la devanture (première photo).





A suivre...

Un grand pardon pour ceux qui viennent régulièrement voir si j'ai posté un nouvel article sur ce carnet de voyage... (vous êtes quelques-uns à m'avoir fait remarquer je m'étais arrêtée en plein vol!)
En fait j'ai encore beaucoup de tri à faire dans toutes mes photos et vidéos, je n'ai pas encore trouvé le temps de continuer, mais ne vous inquiétez pas, je reviendrai très vite.

Ce carnet de voyage n'en est même pas à sa moitié!
Au quart peut-être, et encore...

Donc un peu de patience, cette histoire est à suivre :-)

Sugamo - chez les vieux

Sugamo, c'est le "Harajuku des vieux" comme on l'appelle avec tendresse (Harajuku est le quartier de référence pour la jeunesse branchée), c'est un quartier fréquenté par les séniors. D'où ses particularités : une population pas très dynamique, beaucoup de boutiques de gourmandises sucrées (comme partout ailleurs, on sait que les personnes agées sont particulièrement friandes de pâtisseries), des magasins d'objets anciens... Un petit village de vieux (n'y voyez pas le sens péjoratif du terme, au contraire) en pleine capitale, où lorsqu'on entre dans un restaurant on a l'impression de s'incruster dans une maison pour troisième âge... Mais c'est dans ce quartier qu'on trouve de magniques boutiques d'objets traditionnels, en bois, ou en tissus de style ancien.









Le quartier a son temple :



Beaucoup de personnes se promenant à deux, comme ces deux-là.
J'ai vu aussi des duos grand-mère/petite-fille, c'était touchant.

Beaucoup de boutiques gourmandes :

Ici, une boutique de senbei, fameuses galettes croquantes faites de riz,
aux saveurs variées, hum... j'adore ça,
et les boutiques sont toujours très belles :

Ici, des épices, vendues dans des petites calebasses :
(dans l'ancien temps, les grandes calebasses étaient surtout utilisées comme gourdes)


A Sugamo, on peut aussi déguster du thé dans les boutiques :


Et entre quelques immeubles, une petite station, à l'échelle du quartier :
petite et entourée de verdure comme à la campagne


Partout au Japon, comme il fait très chaud en été,
les commerçants mouillent le sol devant leur boutique pour rafraîchir
(ça marche, je vous assure!) comme ce monsieur :

Onigiri mania


Les onigiri sont ces fameuses boulettes de riz japonaise, souvent en forme de triangle ou d'ovale, natures ou fourrées et enveloppées d'une feuille de nori (algue japonaise). Les onigiri ne sont pas réellement considérées comme un plat par les Japonais, mais plutôt comme un en-cas que l'on peut consommer par exemple lors d'un pique-nique ou à n'importe quel moment de la journée. Ce sont de véritables sandwichs de riz trèèèèès populaires et bien ancrés dans la tradition culinaire japonaise. Ils sont le plus souvent fourrés d'umeboshi, petite prune séchée et salée, mais ils peuvent également contenir du poisson grillé, comme du saumon, du thon ou autre ingrédient salé ou aigre. Au Japon, on les fait surtout à la maison pour les emporter quelque part lors d'une sortie, mais on les trouve aussi dans la plupart des konbini (épiceries ouvertes 24h/24) qui les vendent dans leurs saveurs les plus populaires, ou dans les boutiques spécialisées qui font de la vente à emporter : les Onigiri-Ya, comme la photo ci-dessus.

Kurakouen - attention vertige

Des parcs d'attraction, y en a partout vous allez me dire, oui, mais là... j'ai failli perdre mon coeur en route..! Le grand huit du Kurakuen commence avec une montée tellement verticale qu'on se demande, lorsque le wagon grimpe de plus en plus haut, atteignant les hauteurs des grands buildings tokyoïtes, comment cela se fait qu'on est encore en vie... le corps complètement perpendiculaire aux buildings... et comme il faisait nuit, on avait encore plus l'impression de quitter terre. Arrivée en haut, là, j'ai revu ma vie défiler dans la tête, à toute vitesse, comme si la mort venait m'accueillir de ses bras froids. C'était tellement haut!! Et tellement vertical!! La chute a duré une éternité pendant laquelle j'ai eu le temps de passer en revue toute ma petite vie... J'espère que les photos rendront compte de cette folie ...


Ici avec un building derrière, pour donner une idée de la hauteur :


Après cette fameuse descente, un passage dans... le trou d'un bâtiment!
Je plains ceux qui fermaient les yeux :-p


Et puis un passage au travers d'une grande roue
(5 fois plus grande que notre grande roue des Tuileries)! Fallait y penser...
Regardez les rails, ils tournent pour faire basculer le wagon à l'envers!

Petite escapade - Chiba ken


Chiba est un département très proche de Tokyo, dont une partie se situe sur la côté. La mer, la montagne et les forêts, de quoi nous dépayser de la ville et prendre un bol d'air. Nous étions précisément dans la ville d'Ohara, autour de laquelle nous avons tourné pour visiter.



C'était la campagne pure et dure avec ses avantages (nature imposante, produits frais, bon air) et ses inconvénients (la vie s'arrête très tôt dans les rues, boutiques et restaurants... nous qui nous étions habitués aux horaires sans limite de Tokyo, on a eu du mal à s'adapter au rythme de la campagne, on se faisait gentillement jeter des restaurants parce que le service terminé...). Les maisons sont ici entourées de verdure :



Tiens! Cet espèce de tunnel naturel qui arpente la montagne
me fait vraiment penser au film Totoro de Myasaki!
Je m'attendais à voir un esprit de la forêt débarquer et venir me parler :


En s'enfonçant un peu dans une des montagnes,
on a rencontré un temple qui paraissait abandonné...
mais quel caractère! :




Le pêcheur...




... d'anguilles qui n'a qu'un bras et des bottes Jikatabi...


Au pays du poisson

Le Japon est un pays très consommateur de poisson, c'est chose connue.
Alors quand on est sur la côte, on en profite davantage
pour savourer le poisson frais!



Sashimi teishoku
(plateau sashimi simple et vraiment pas cher)



Sashimi Tonkatsu teishoku
(plateau de sashimi avec crevettes frites et saumon à la sauce sucrée)

Au pays du poisson -bis-



Selon la saison bien sûr, la variété de poisson change.

Au pays du poisson -ter-




Assez rares (si-dessus) : des sushis à la sardine marinée!
En fait il s'agit d'une sardine un peu différente que celle qu'on mange en France,
mais c'est un poisson de la même famille. Sa marinade la rend tendre et savoureuse!

Une culture animiste

Le Japon cultive depuis toujours un rapport étroit et particulier avec la nature. Les films de Miyasaki le reflètent parfaitement. La nature fait complètement partie de la vie des hommes, qui ne vivent pas à côté d'elle, mais vraiment avec elle. Comme si les Japonais avaient compris depuis toujours qu'ils ne sont qu'une infime partie de la nature, et qu'ils ne doivent pas chercher à la concurrencer ou la dominer. Les Japonais prêtent un esprit à tout ce qui les entoure, parfois de façon extrême, mais toujours avec beaucoup de respect. C'est pour cette raison que les légendes et vieilles histoires japonaise sont peuplées d'animaux humanisés et d'esprits. Et c'est pour cette raison aussi que l'on voit beaucoup de personnages-animaux dans les rues, souvent à l'entrée d'une boutique, dans des parcs... Dans la région de Chiba que j'ai visitée, il y a en avait beaucoup à l'entrée des restaurants, petite explication :

Voici le Tanuki (le blaireau),
très présent dans les vieilles histoires japonaises.
C'est un personnage bon-vivant,
avec toujours une gourde de saké à la main, gentil et amusant,
et qui a la faculté parfois de se transformer (souvent en homme).
Il s'agissait ici d'une poterie particulière : Shigaraki yaki



Le Maneki Neco, beaucoup plus connu des occidentaux.
Ce chat, avec la patte levée, salue la clientèle et lui souhaite bienvenue.
Il doit amener la prospérité à la boutique.


Fukuro (la chouette) est un animal familier,
un esprit de la forêt qui veille sur nous.
Il est certainement familier parce que les forêts sont nombreuses
et ont une grande place dans la culture japonaise.


Et enfin, Kaeru (la grenouille).
Son nom rappelle le verbe kaeru qui signifie revenir, rentrer.
L'animal transporte avec lui l'idée que les choses vont revenir.
C'est pour ça que les Japonais ont parfois dans leur porte-monnaie
une mini kaeru qui leur fera revenir l'argent...!
Moi-même j'en ai une, mais c'est quand mon porte-monnaie est vide
que j'ai des doutes sur la crédibilité de cette croyance :-p

Kaeru san


Une autre photo de Kaeru pour Nuno,
qui a retrouvé son porte-monnaie grâce à la Kaeru qu'il y avait dedans...
Car comme c'est expliqué dans le post précédent, qui dit kaeru dit "revient"!

Photo : David sur son blog, ici

Matsuri

(de retour à Tokyo...)
L'été, les Matsuri envahissent les quartiers de tout le Japon. Ce sont les fêtes populaires de quartier, parfois petites et modestes, d'autres fois grandes et imposantes. Cela se passe toujours en soirée, les lampions jouant un rôle important en donnant une couleur particulière à la fête. Il y a toujours un orchestre de joueurs de taïko (tambours japonais), professionnels ou amateurs, selon la notoriété et l'importance du matsuri, qui font danser les habitants du quartier, petits et vieux tous ensemble, habillés en yukata (kimono léger d'été). Tout autour de cette animation musicale, il a toujours des jeux pour enfants et divers stands, de nourriture surtout.


Ici, le taïko principal est en hauteur,
des danseuses un peu plus expérimentées dansent en dessous et autour,
et les habitants dansent plus bas, autour aussi.



Une joueuse de taïko amateur mais expérimentée,
en tenue traditionnelle de joueur de taïko.


Ici, le temple d'un des quartiers de Shinjuku illuminé pour le matsuri.



Le jeune homme prépare des Yakisoba
(nouilles sautées à la viande et aux légumes).
Il fait tout sauter sur sa grande plaque noire avec deux spatules,
la gestuelle est toujours impressionnante.


Et là, un stand de Yakitori (brochette de viande grillées).


Ah.... le fameux Kakigôri!
On ne peut pas passer à côté si l'on va au Japon en été.
C'est de la glace pilée enrobée de sirop, avec toujours une grande variété
de saveurs (melon, fraise, menthe, pêche...)
Très très très populaire!
Je ne crois pas connaître un Japonais qui n'est pas friand de ça.



Un exemple de jeu pour enfant, comparable à ceux d'une kermesse française,
mais avec beaucoup de plus couleurs, de finesse et de charme.
Je n'ai malheureusement pas de photo, mais le jeu le plus connu et typique
est celui où l'on doit attraper le maximum de petits Kingyô (poissons rouges)
avec une mini épuisette faite de papier - comme celle de la photo ci-dessus :
forcément avec l'eau, le papier fond,
et le mouvement rapide des poissons le fait
rapidement craquer, on doit donc faire vite!).
Moi-même, enfant, c'était le jeu que je faisais
systématiquement lors des matsuri!



Et là, un stand de... d'insectes, oui.
En fait, les petits garçons japonais adorent les beaux insectes,
pas ceux qui grouillent, mais ceux qui ont du caractère,
comme ces gros scarabées.

Yukata

Que cela soit en ville ou à la campagne, lorsque les festivités de quartier ont lieu, en été, comme les Matsuri ou les Hanabi -feux d'artifices-, beaucoup de Japonais se vêtent d'un Yukata. Ce sont ces kimonos légers traditionnels en coton et de couleurs gaies, qui ont depuis quelques années regagné l'intérêt des jeunes japonais, qui les portent aujourd'hui à leur manière (les filles se font des coiffures plus à la mode, gardent leurs bijoux et mettent du vernis). Mais les Yukata, eux, restent les mêmes.






La Unko Pause

Son nom n'est pas très poétique, mais la unko pause désigne cette position assise sans chaise dans laquelle le peuple asiatique se sent trèèèès à l'aise. En fait, unko signifie caca, mais a un sens moins crado qu'en français (enfin, ne pas l'utiliser lors d'une conversation soutenue quand même!). Si les occidentaux ont en général beaucoup de mal à s'asseoir dans cette position (peut-être à cause d'une ossature différente, ou tout simplement parce qu'ils n'ont pas l'habitude), quand on se promène au Japon, on voit des gens en unko pause à tous les coins de rue, et même ailleurs...


Ma photo préférée, que j'ai prise dans une grande librairie de Tokyo :
il a l'air tellement bien installé comme ça!


Deux jeunes filles dans un 100 yen shop.


Une petite pause téléphone, dans la rue.


Ici en en dessous, une pause grignotage dans la rue!




Ici et en dessous, sur le quai en attendant le métro!



La unko pause pour dessiner dans le parc Ueno...


... ou lors d'un Matsuri!


J'ai lu quelque part une petit article consacré à ce phénomène!
Voici un extrait : "(...) rares sont les bancs et les chaises dans cet espace urbain où l'on passe et repasse sans prendre le temps de s'asseoir. Est-ce pour ça qu'un grand nombre de jeunes, garçons ou filles, choisissent d'improviser des pauses en s'accroupissant un peu n'importe où? Leur derrière se rapproche lourdement du sol, parfois jusqu'à s'affaisser complètement. (...) Adossés contre un mur, sur les marches d'un escalier, dans un hall de gare ou devant un magasin à côté du porte-parapluies, cette catégorie de Japonais, désignés par les médias par le terme de jibetarian au début des années 90, semble avoir d'autres motivations. Car sinon pourquoi certains d'entres eux iraient jusqu'à s'asseoir parterre dans les métros alors qu'il reste plein de places assises libres? Une fois installé dans sa position fétiche, le jibetarian papote, boit un soda, fume une cigarette, feuillette un manga ou observe simplement les gens qui passent. Des sociologues se sont penchés sur la question, (...) et il en ressortait qu'autant d'un point de vue physique que psychologique, cette position près du sol offrirait à ses adeptes une certaine sérénité grâce à laquelle ils adopteraient une vision retranchée et modérée de ce qui les entoure."
Quoi qu'il en soit, moi j'ai vu des gens de tous les âges s'asseoir comme ça, en ville comme à la campagne! Je le fais moi-même de temps en temps, c'est vrai que je me sens bien dans cette position, mais en France ça n'est pas très bien vu... peut-être ai-je pris cette habitude lors de mes séjours au Japon dans ma petite enfance!

Amateurisme...

Durant mon séjour à Tokyo, j'ai pu découvrir deux clubs de blues, assez insolites parce que cachés dans des endroits où l'on n'aurait pu les deviner. Et c'est en pénétrant dans ces mondes qu'on s'aperçoit encore de la diversité culturelle dont est capable la capitale du Japon. Eh oui, au fin fond d'une cave à ShinOkubo, où au 5e étage d'un immeuble à Aoyama qui ne ressemble à pas grand chose, on peut tomber sur des rassemblements de mélomanes, de blues par exemple, qui se réunissent jusqu'à plusieurs fois par semaine pour jouer ensemble. Il y a parfois des musiciens pros qui se donnent en concert, mais il s'agit le plus souvent de jam sessions où se rencontrent, sur scène, des musiciens amateurs. Mais... quel amateurisme!
Amateurs parce qu'ils font (presque tous) ça comme un loisir, après le boulot. C'est d'ailleurs une formidable rencontre culturelle et sociale, entre celui qui est garagiste, l'autre qui est ingénieur informaticien, l'autre encore moine bouddhiste (si si c'est possible!)... l'appartenance sociale et professionnelle s'efface au profit de la seule passion pour la musique. Le seul plaisir de partager un moment de musique. C'est très beau. Et puis franchement, je ne vous dis pas le niveau qu'ils avaient, pour des amateurs... Ils sont tellement passionnés qu'ils ont presque atteint un niveau professionnel! Ca c'est une chose qu'on retrouve beaucoup chez les Japonais : quand ils s'intéressent à quelque chose, quand ils s'investissent dans une dicipline, ils le font à fond. C'était drôle d'en voir certains arriver le soir en costume (de travail), poser leurs affaires, prendre leur guitare et aller jouer sur scène... quelque chose d'incroyable dans le paradoxe du simple quotidien (boulot) suivi de la magie de l'art... le paradoxe du simple salarié qui se met à jouer la musique endiablée des Noirs américains...

La qualité est médiocre, soyez indulgents (les images ont été prises avec un simple appareil photo), mais je vous propose quelques vidéos qui donnent une idée de la chose (prises au Mike's Paradise). Et, merci Youtube, désolée pour le décalage du son avec l'image...










HOT SHOT
〒169-0073
Tokyo Shinjuku Hyakunincho 1-17-7 B1
Phone:03-5338-8280
http://homepage2.nifty.com/hotshot/

Mikes-Paradise
〒107-0062
Tokyo Minatoku Minami-Aoyama3-2-7 5F
Phone:03-3408-7988
http://mikes-paradise.com/

Comme c'est mignon...

Je pense que personne ne pourra me contredire, sur la première photo on dirait bien une boutique de vêtements pour enfants, proposant de jolies petites robes...


Eh bien détrompez-vous, la clientèle visée n'est personne d'autre que....
la race canine!! Je vous assure que la boutique est identique à celles
qu'on connait pour enfant, aucune différence, sauf les manequins (quelle horreur!)
et la présence, dans le fond du magasin, d'un espace beauté pour chiens...